Le modèle d’Hassenzahl suite et fin

Afin de mieux comprendre cet article, je vous conseille de lire la première partie concernant le modèle d’Hassenzahl.

Pour récapituler, ce modèle prend en compte le point de vue de l’utilisateur ET du concepteur dans les différentes phases de la création d’un produit. Ceci abouti à un jugement de l’attrait du produit ainsi qu’à des conséquences émotionnelles et comportementales sur l’utilisateur.

Par conséquent, on peut tirer 2 catégories de ces perceptions :

  • Les attributs pragmatiques
  • Les attributs hédonistes

Celles-ci peuvent être perçues comme étant faibles ou fortes et c’est à partir de ces combinaisons entre catégories que l’on distingue 4 grands caractères du produit.

caractères de produits Hassenzahl

Si les attributs sont faibles, le produit est considéré comme non désiré car il n’est capable de satisfaire aucun des besoins pragmatiques et hédonistes de l’utilisateur. S’ils sont forts c’est l’inverse, il est considéré comme le but recherché.

Mais le plus souvent, les deux groupes d’attributs ne seront pas équilibrés. Hassenzahl va ainsi désigner un produit principalement pragmatique un ACT product (pragmatique fort et hédonique faible) et un produit principalement hédonique un SELF product (pragmatique faible et hédonique fort).

Pour résumer, un produit ACT apporte de la satisfaction concernant des tâches et objectifs tandis qu’un produit SELF, s’occupe du plaisir de l’utilisateur.

Les modes d’usage

Afin de pouvoir comprendre la façon dont sont perçus les produits, il est important de connaître la situation d’usage et pour la prendre en compte plus facilement, Hassenzahl a proposé de se concentrer sur l’état mental de l’utilisateur avec « la notion de modes d’usage ».

On peut en distinguer 2 :

  • Le Goal-mode 

Comme son nom l’indique, il s’agit ici d’atteindre un objectif ce qui par conséquent détermine les actions réalisées par l’utilisateur. Le produit est un « moyen d’atteindre son but ». Il s’agit ici d’efficacité et d’efficience. Ceux-ci se définissent comme sérieux et organisés.

  • L’Action-mode

Encore une fois, l’appellation est plutôt claire, c’est l’action qui prime.

L’utilisation du produit peut être une fin en soi. L’efficacité et l’efficience ne jouent pas un rôle important. Les utilisateurs se décrivent comme « enjoués » et « spontanés ».

Le mode d’usage est ici créé par la situation. Les produits peuvent donc être expérimentés selon les 2 modes d’usage en fonction de la situation. Cependant, la perception du caractère du produit n’est pas influencée par le mode d’usage.

Dans le modèle d’Hassenzahl, le mode d’usage apparaît donc comme un modérateur entre le caractère du produit et les conséquences associées.

En conclusion, un petit mot sur l’AttrakDiff : c’est un outil de mesure de l’expérience utilisateur proposée par GmbH.

Il permet justement d’évaluer les qualités pragmatiques, hédonistes et l’attractivité globale.

J’en parlerai plus en détail dans un prochain article.