Qu’est-ce que le motion sickness ?

Le motion sickness, que l’on pourrait traduire par « mal des transports », correspond à un sentiment nauséeux lors de l’utilisation des casques de réalité virtuelle.

C’est le décalage entre votre corps et les images perçues qui crée cette gêne. Elle peut aussi provoquer un déséquilibre dans l’oreille interne à cause du temps de latence.

C’est une des problématiques historiques de ce domaine. En effet, SEGA (1995) n’a pas pu commercialiser son appareil de réalité virtuelle à cause de performances insuffisantes et d’un motion sickness prononcé. L’US NAVY aurait par ailleurs comptabilisé près de 40% d’utilisateurs atteints lors de tests en simulateur de vol (VR).

Comment le prévenir en tant que concepteur ?

Grâce à des gyroscopes intégrés pour une meilleure captation des mouvements ainsi qu’un temps de latence réduit, ce genre de problème se réduit de plus en plus. Cependant, d’autres causes peuvent le provoquer.

Parmi eux, on peut compter :

  • Le déplacement du personnage : En effet, un personnage qui va « trop vite » en comparaison d’un utilisateur statique engendrera un décalage de nos perceptions. Des modes de contrôles alternatifs peuvent donc être proposés afin de diminuer ces effets. Epic Game utilise d’ailleurs un système de téléportation afin de permettre aux joueurs de se mouvoir sans risquer la nausée.

  • L’effort visuel : Nos yeux doivent faire des efforts considérables pour s’adapter à un écran si proche de la rétine (focale). Il existe donc des techniques permettant de générer plusieurs « plans » de telle sorte à simuler les champs lumineux comme dans la vie réelle.

motion sickness

  • Le champ de vision : Des ingénieurs de l’université de Columbia ont élaboré une méthode de réduction dynamique du champ de vision de façon à réduire le nombre d’informations visuelles à traiter en fonction de la vitesse dans le jeu.

VR motion sickness

Et en tant qu’utilisateur ?

Un ensemble de recommandations a été prodigué aux utilisateurs de casques VR car bien que des progrès aient été fait, la technologie est encore perfectible.

  • La fluidité prime : ne pas hésiter à baisser les graphismes pour connaître une expérience sans heurts.
  • Rester assis : à moins que l’expérience ne requière du mouvement, il est conseillé de rester assis pour profiter dans les meilleures conditions du jeu.
  • En cas de fatigue/maladie, éviter de jouer ou alors ne pas faire de longues sessions.
  • La pratique !

Dans les prochains articles, j’aborderai plus en profondeur des aspects « méconnus » de la réalité virtuelle. Si l’article vous a plu, n’hésitez pas à le partager ou à laisser un commentaire !